Interview de RFI Afrique L’apiculture est un vrai métier…

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Un bon miel, voire un miel d’exception. Car c’est bien cela, l’ambition que s’est fixée Olivier Laurent, le fondateur de Ilanga Nature à Mada. Depuis 2016, il a complètement restructuré la filière dans le pays.

À l’heure où de plus en plus d’études révèlent la présence quasi-systématique de traces de pesticides et métaux lourds dans les miels européens et asiatiques, le miel malgache, aux essences endémiques et 100 % naturelles, pourrait bien conquérir de nouveaux marchés et de nouveaux palais …

« L’avantage de la miellerie mobile, c’est de pouvoir aller partout dans Madagascar, même dans les zones les plus enclavées et ça nous permet de contrôler de A à Z toute la partie ‘ récolte du miel en brousse ‘ et surtout l’extraction. Nous, dans ce camion, on a des règles très strictes d’hygiène. Tout ça pour éviter de contaminer le miel et aussi de faire augmenter le taux d’humidité du miel. Parce que le taux doit être en dessous obligatoirement de 20% arrivé à la miellerie. Ce sont des normes que l’on doit respecter pour exporter le miel dans l’UE. »

« Le principe, c’est on met le miel à 40° dans le déshumidificateur et on ne va pas dépasser les 45°, nous explique Sitraka Rasolofoarisoa, le responsable de la production. C’est comme la température dans la ruche. Et en faisant tourner les cylindres dans le miel, ça évapore l’eau dans le miel. Puis il y a les déshydrateurs, qui aspirent l’eau du miel et qui condense et évacuent l’eau.

En 2019, 100 tonnes de miel d’espèces endémiques de Madagascar se seront retrouvées sur les tables européennes, nord-américaines et arabes. Soit le double de l’an dernier. Les défis de 2020 : conquérir le marché de bouche japonais et obtenir le label bio.

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